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  • Sylvine Thomassin

LA SITUATION FINANCIÈRE QUE NOUS LAISSONS

Le compte administratif voté le 11 juillet 2020 a permis de clôturer les comptes du dernier

exercice (2019) que mon équipe municipale a eu à gérer.

L’ensemble des informations sont vérifiables tant sur le site internet de la ville

(https://www.ville-bondy.fr/ma-mairie/finances-de-la-ville/) que sur celui du ministère des

finances (https://www.collectivites-locales.gouv.fr/comptes-individuels-des-communes).

Voilà le bilan financier incontestable que nous laissons et qui pourra être ainsi mis en perspective, en toute transparence, avec celui de la nouvelle majorité de droite.


UNE SITUATION FINANCIÈRE SAINE ET UNE VILLE BIEN GÉRÉE


Le délai de désendettement est l’indicateur d’analyse financière1 suivi par le préfet. Une ville

est diagnostiquée en bonne situation financière lorsqu’il est inférieur à 12 années.

Avec mon équipe municipale nous avons réussi à la faire passer durablement sous ce seuil

en atteignant même 8.6 années en 2019.


Délai désendettement


Cela a été possible en maitrisant la dette (baisse de 8 % depuis 2015) et en augmentant l’autofinancement2. Cette épargne atteint 12 % des recettes alors que la norme minimale est

de 8 %.



1 Encours de dette / épargne = en combien d’année d’épargne la ville rembourse toute sa dette.

2 L’autofinancement est la différence entre les recettes de gestion et les dépenses de fonctionnement du service public. Appelée aussi épargne il permet de financer les investissements sans recourir à l’emprunt.


Le résultat annuel dégagé (en M€) pour financer l’investissement est en progression

constante :

Comment sommes-nous parvenus à ces résultats ? En faisant progresser les dépenses de

de la ville moins vite que les recettes (notamment les dotations) et moins vite que l’inflation.

Nous avons réussi à faire jusqu’à 4.1 M€ d’économie en fin de période. Cela traduit donc

l’effort réalisé par les services municipaux dans la gestion rigoureuse des deniers publics.

Ainsi les frais de personnel n’ont progressé que de 0.7 % par an en moyenne en luttant

contre l’absentéisme (qui a baissé de 3 points) tout en déprécarisant nombre de contrats

d’agents municipaux.

Les charges générales (fournitures, fluides…) ont fortement chuté (-0.6 % /an) grâce à la

renégociation de nombreux marchés publics ou encore la réduction du parc automobile.


DES INVESTISSEMENTS HISTORIQUES


Cette bonne gestion du budget municipal n’avait qu’un seul objectif : augmenter notre

patrimoine collectif et enfin entamer en profondeur la rénovation de l’ensemble de nos

équipements publics qui le nécessitaient grandement.


Sur le mandat 2014-2019 ce sont près de 19 M€ d’investissements annuels qui ont été produits contre moins de 12 M€ sur les mandats antérieurs. Programme de rénovation urbaine, rénovation des écoles (Noue Caillet, Leo Lagrange, Mainguy, Bethinger/ Salengro,

Curie…), des équipements sportifs (Palais des sports, Stade Gazzi, City stade…), des aménagements urbains (place de l’église, Gare, parc de l’ancienne gendarmerie…) la liste est longue…


UNE FISCALITÉ MAITRISÉE


Les bondynois se plaignent à juste titre d’impôts locaux jugés trop élevés. Pour autant

quand on les compare à la moyenne nationale ou encore aux communes voisines nous

n’avons pas à rougir du bilan d’autant plus lorsque l’on met les services offerts en

contrepartie (politique culturelle, qualité des temps périscolaires, actions jeunesse…).

Ainsi le taux de taxe d’habitation est à 25.5 % alors que la moyenne nationale des villes de

même taille démographique s’élève à 27 %. Pour la taxe foncière notre taux est de 23.5 %

pour un taux moyen de 25.8 %. Bondy est également dans la moyenne par rapport aux villes

mitoyennes.

Sans oublier que le taux de taxe d’enlèvement des ordures ménagères a baissé de près de

20 % sur le mandat passant de 10.4 % à 8.5 %.


ET UNE CAGNOTTE DE 3 M€/AN LAISSÉE EN HÉRITAGE


Non seulement nous avons respecté notre promesse de ne pas augmenter les taux de

fiscalité sur le mandat mais nous avons surtout réussi à bien anticiper la prochaine

suppression de la taxe d’habitation.

En effet, dès 2017, le conseil municipal avait fait le pari de supprimer progressivement les

abattements généraux sur la taxe et diminuer concomitamment les taux.

En pratique cela a conduit à baisser légèrement les impôts des contribuables dont la valeur

locative de l’habitation était supérieure à la moyenne sans pour autant pénaliser les autres

qui bénéficiaient du dégrèvement progressif de l’impôt décidé au niveau national (1/3

chaque année).

Cette mesure d’ingénierie fiscale nous a permis de maximiser la compensation qui sera

versée par l’Etat car celle-ci se calculera sur les bases de 2020 (maximisée par la

suppression des abattements) et aux taux 2017 (c’est-à-dire avant la baisse).

Ce sont ainsi 3 M€ de compensation supplémentaires qui rentreront chaque année dans les caisses de la ville. Reste à voir comment ils seront utilisés…



































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